Jésus dans la genèse

Arnaud
 Publié le 01-03-2021

1 / 4 :  Dans La Bible, dès le commencement Dieu Est cité au pluriel. Elohim étant le pluriel du mot dieu, la tradition rabbinique dit que l’on a fini par attribuer ce mot, Elohim, comme nom propre pour l’Eternel. Mais dans La Bible, c’est vraiment Dieu tel qu’Il Se fait connaître, Elohim Est Dieu.

2 / 4 :  Contrairement à ce que disent les musulmans, en hébreu, le pluriel n’est pas une marque de respect, voire d’autorité... Pour certains, elle l’est devenue... C’est peut-être face à ce problème, Dieu au pluriel, que le pluriel est devenu une marque de respect et qu’Elohim est devenu un nom propre de Dieu pour le juif sans en comprendre la nature même. Je dis face à ce problème car c’est un problème pour le croyant non Chrétien que de lire Dieu au pluriel, et plus particulièrement pour le juif. Cependant, une fois que l’on a connaissance de l’existence de Jésus Christ, que ce soit par foi, croyance ou connaissance, la forme plurielle du nom Elohim ne laisse plus place à la spéculation: il s’agit bien du fait que Dieu Se présente sous plusieurs entités, Père Fils et Saint Esprit, chacune de ces entités devenant une « personne » en soit, bien que Dieu ne soit pas une personne, un personnage, mais Celui Qui Est.

3 / 4 :  Quand on lit les 3 premiers mots du premier verset de la genèse, béréchit (le commencement) bara (il a créé) Elohim (dieux), on a le verbe créer conjugué au singulier: bara qui signifie Il a créé, et ce n’est pas une faute que de dire Dieu au pluriel (les dieux pour les païens) a créé. En allant un peu plus loin, on peut dire que, finalement, si le verbe créer est au singulier, c’est, certes pour représenter l’unicité de Dieu mais, aussi parce que Dieu crée par Sa parole et que Sa parole c’Est Jésus Christ, Yéoshoua en hébreu. Ainsi, quand on décortique le mot bara, le verbe créer conjugué, on se retrouve avec quelque chose de fatalement puissant: le mot Bar et la lettre Aleph. Bar, en Araméen, signifie « fils de » et la lettre Aleph dans les écritures rabbiniques représente Dieu, le puissant. Ainsi, il facile à comprendre que décomposer bara, ce qui donne Bar A, signifie Fils de Dieu. On peut donc traduire (sans s’étendre sur Béréchit) Au commencement Dieu Fils de Dieu, ou Le Fils de Dieu Était au commencement, ou Le Fils de Dieu Est au commencement, ou encore Le Fils de Dieu Est le commencement, voir Le commencement est Le Fils de Dieu. Et quand on connaît l’Evangile de Jean, face à cela, on ne peut que tout comprendre
 
Et pour moi tout a commencé par La Parole de Dieu...
 
En 2017, j’avais eu une introduction à cette explication dans une vidéo, que j’avais téléchargée sur Youtube, où le narrateur parlait d’hébreu pour le mot Bar. C’est en commençant à apprendre l’hébreu que j’en compris vraiment le sens, Bar étant de l’araméen. Ayant pris des cours d’hébreu biblique avec l’Institut d’Etudes Bibliques de Jérusalem, l’enseignant que j’avais n’avait pas été enchanté que je lui pose la question sur Bara tel que je viens de l’exposer, pour lui ce n’était pas concevable.

4 / 4 :  Alors les juifs sont bien embêtés par cette traduction, tant par la pluralité de Dieu, qui au départ est Sa nature et devient un de Ses Noms, que par la signification de Bar A. Les juifs vous diront, avec raison, que Bara n’est attribuable qu’au Divin, puisque c’est l’action de créer par excellence, et que de là, ce mot n’étant réservé qu’à Dieu puisqu’Il Est le seul créateur, on ne peut pas l’attribuer à un autre, allant jusqu’à prétendre ne pas devoir y toucher, c’est à dire ne pas faire cette décomposition. Je pense surtout que c’est une façon de fuir le fait que Le Fils de Dieu Est cité dès la genèse et qu’on y voit la pluralité de l’Eternel, sans parler de la relation avec l’Evangile de Jean « Au commencement était La Parole...et La Parole était Dieu... ». Ils diront aussi, toujours avec raison, qu’en hébreu fils se dit ben, et que l’on ne doit pas utiliser l’araméen dans ce cas, sauf que cela pose encore un problème : bar est utilisé à deux reprises dans le Tanak, l’ancien testament, pour citer un fils, tel que pour indiquer Le Fils de Dieu dans le psaume 2 « Baisez le fils de peur qu’il ne s’irrite », ou encore dans le proverbe 31, pour le fils de l’homme « que te dirais je mon fils... ». Je précise cela juste pour dire que, si le mot est ainsi considéré ailleurs dans les écritures Saintes, on a toutes les raisons de pouvoir le traduire aussi ainsi ici, dans la genèse, tout en sachant que, même en le traduisant par Fils de Dieu, on ne retire en rien à ce mot son caractère Divin par ce qu’il représente.

Oui, Jésus Est cité dès le début de la genèse, dès le commencement : Il Est La Parole créative de Dieu