28.1 / 54 :
A l’opposé, quand plus tard Paul parle des langues, il dit bien qu’il ne s’agit pas de chercher à se glorifier en parlant en public, qu’il ne sert à rien de parler si personne ne peut traduire, allant jusqu’à dire dans sa première épître aux Corinthiens « s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Église, et qu’on parle à soi-même et à Dieu », ajoutant aussi que les langues ne sont pas un signe pour l’Église, que ce n’est pas une attestation pour les croyants, ou les gens affermis dans l’Esprit, et donc bien sûr dans la foi, mais qu’au contraire, c’est un signe pour le non croyant, voir celui qui doute si l’on cherche un minimum de justification.
28.2 / 54 :
On peut se demander si des gens pourraient avoir besoin, toute leur vie, d’attester quelque chose que d’autres ne reconnaitraient pas, en sachant que, si j’avais du dire à chaque personne faisant semblant « j’suis désolé, mais là, tu vois, je reste dubitatif, excuse mon scepticisme mais j’aurai besoin que tu chantes un peu parce que j’ai comme qui dirait un doute qui me vient de Dieu m’attestant que tu es faux... », je pense qu’on m’aurait plus souvent jeté des pierres (je ne parle pas d’apôtre, on ne jette pas les disciples) .
Avant de continuer, je voudrai faire une pause :
Je tiens à souligner que cela reste encore particulier à ce niveau dans la réflexion, car le don des langues est bien réel, je l’atteste. Dans mon cas, il s’agit d’un homme qui cherchait à bénir une autre personne et que Dieu a saisie, pour le faire parler en langue (c’est l’interprétation que j’en ai), pour ensuite Se faire entendre par moi, à la place de celui pour qui la bénédiction était prononcée finalement. Le pasteur, dos à l’assemblée, a demandé à tout le monde de fermer les yeux alors que lui même ne voyait personne. Il s’agit donc, de par mon expérience, d’une chose totalement contrôlée par Dieu, et comme je n’ai rien dit après, pas même crié Jésus Christ Est Vivant ou Alléluia, il est clair que personne n’a su ce qui s’était vraiment passé, seule celle qui m’accompagnait ce jour, et qui devint par la suite la mère de mes enfants, est retournée plus tard à cette église pour leur parler de ma révélation alors que j’étais reparti sur Rouen (j’en parlerai côté témoignage). Mais dans l’absolue, sur le moment, même si mes pleurs ont été perçus par ceux qui étaient présents dans l’assemblée, rien de ce qui m’est arrivé n’a été proclamé, je n’ai rien dit, et, vue l’ampleur de ce qui m’est arrivé, je peux très bien comprendre que quelqu’un ayant reçu une révélation moindre, en comparaison d’avec ce que j’ai reçu, puisse aussi garder le silence si Dieu vient à lui. Je serai hypocrite que de penser le contraire.
Après, je reconnais que jamais une drogue, même celles prises en très grosses quantités une dizaine d’années plus tard, ne m’a mit dans un tel état de bien être et ne m’a procuré une paix aussi forte, aussi intense, aussi efficace et aussi bonne. Et si j’avais connu ces drogues avant, on aurait pu penser que c’était leur effet qui m’avait fait halluciner, du moins, c’est ce qu’auraient pu dire des personnes ne croyant pas en Dieu. Je me revois encore, passé du violent que j’étais en entrant au petit enfant tout gentil, tout sage, assis les yeux mouillés à tendre la main pour prendre La Bible, sachant que c’était le début de ma vraie vie qui commençait pour moi : j’étais dans un état difficilement descriptible, sans pouvoir trouver les mots adaptés. J’étais entre le complètement vidé et le complètement rempli, le complètement vidé de tout ce qui était d’avant, et le complètement rempli du nouveau, de Dieu, ressourcé, le complètement fort, le complètement doux, le complètement tout ce qui est contraire au mal, passant de l’ignorant au sachant. Je dirais bien que c’est ce jour là que je suis rené (non pas que je m’appelle ainsi), mais je crois bien que cela ne se dit pas et que cela représente une faute, je ne peux donc que dire que c’est ce jour que je suis né de nouveau, sans chercher à copier, bien que ce soit né d’en haut, de Dieu...
28.3 / 54 :
Donc, si c’est un signe pour les disciples remplis du Saint Esprit qui restent perplexes, cela signifie que l’on reste réceptif au parler en langue, dans le sens que l’on ne peut que le reconnaître. Cependant, je ne l’ai pas encore reconnu tel qu’au premier jour. A certains moments, des paroles sont plus (je ne dirai pas quoi pour la copie) que d’autres, mais c’est tout. Donc soit je me suis si endurci que je ne peux plus percevoir ce qui m’a tout de suite interpelé dès le premier jour et dont je n’en percevrai qu’une part infime à certains moments, soit plus que ce que les gens ne peuvent imaginer font semblant, soit une fois baptisé du Saint Esprit on n’est plus sensible à la langue que Dieu révèle pour toucher Ses futurs serviteurs.
28.4 / 54 :
Je suis bien entendu près à m’accuser de tous les maux, car cela serait moins grave en soit, mais je sais aussi que Dieu fait des choses pour des raisons particulières, et que beaucoup restent encore cachées...