Le Shabbat a t-il été abolie ?

Arnaud
 Publié le 08-06-2021
 Dernières modifications le 14-06-2026

Qu'est ce que le Shabbat, d'où vient-il, à qui est-il destiné, est-il aboli ?

1.1 / 18 :  Parler du Shabbat, (prononcer shabbate), n’est pas quelque chose d’évident et peut surtout être vu comme légaliste, voir rétrograde. Cependant, bien que le shabbat soit à considérer, car rien n’indique dans La Bible qu’il ait été abolie, le dimanche, 1er jour de la semaine selon Dieu, n’étant pas une chose mauvaise en soit, il peut être intéressant de comprendre ce que peuvent être les deux.

1.2 / 18 :  Le Shabbat, c’est le jour de repos initialement donné par Dieu, et plus exactement un jour hebdomadaire consacré à l'Éternel.
 
Le Shabbat n’est pas une loi de Moïse à l’origine, même si Dieu l’a réitérée dans les commandements qu’Il lui a plus tard donné pour les transmettre au peuple d’Israël, après leur sortie d’Égypte.

1.3 / 18 :  A l’origine, Le Shabbat a été institué par Dieu, dès le commencement, après qu’Il Se soit réjouie de toute Son œuvre. Le Shabbat, c’est le septième jour de La Création, le jour après la création (à ne pas confondre avec le jour d'après pour le jour de la résurrection). Sur le plan théologique, ce n’est pas le jour de repos des juifs, comme le pensent à tort beaucoup de personnes, mais bel et bien le jour de repos de l’Éternel, le jour du repos de Dieu pour nous sur terre, dans cette dimension. Ainsi, croire que ce jour n’a été donné qu’aux juifs serait une erreur: ce jour, Dieu l’a institué une fois pour toutes, pour toute la création, depuis la création, dès le départ, pour tous les descendants d’Adam et Eve, pour chaque être, de toutes générations, Dieu Lui même Se reposant le 7ème jour, même si nous savons que Dieu ne sommeille pas. - Dieu se repose le 7ème jour, Jésus Se fait baptiser... Le Seigneur aime donner l’exemple à suivre, mais sans contraindre de Le suivre, et pourtant....

1.4 / 18 :  Le Shabbat est donc le jour de repos, dans le sens de la cessation d'activité, défini par Dieu, dès le commencement, pour tous. Remettre ça en cause et déclarer que le Shabbat n’aurait été donné qu’aux juifs serait remettre en cause les fondements même de La Genèse.

Et quant à son abolition ?

1.5 / 18 :  Le Christ déclare que les commandements de Dieu ne seront pas abolies, et je ne parle pas de la loi de Moïse, faisant du Shabbat, en partant du haut sur "la pile des 10 commandements", le 4ème, avant celui d’honorer ses parents et, en partant du bas, le 7ème, après celui d’honorer ses parents.
 
Ainsi, peut-on donc affirmer que le Shabbat a été abolie, ce qui semblerait être en contradiction avec les paroles Du Christ, ou alors déplacé, ce que semble prétendre bien des dénominations chrétiennes ? C'est ce qu'il faut découvrir.

1.6 / 18 :  Le Shabbat a-t-il donc été abolie par Dieu, par Le Christ ou par un Apôtre sous l'autorité Du Christ, officiellement déplacé au dimanche par Le Seigneur, ou persiste-t-il dans le fond et la forme tel qu'à l'époque Du Christ, c'est à dire le jour de repos hebdomadaire fixé au 7ème jour, le samedi  ?

Origines du Shabbat

2.1 / 18 :  Pour commencer, je pense qu'il peut être intéressant de comprendre d'où vient le Shabbat et à quoi correspond ce mot.
 
Dans La Bible, la première occurrence du mot Shabbat tel qu'on l'entend se trouve en Exode 16.23, mais l'origine du mot vient de Genèse 2.2. En fait, il s'agit de l'évolution d'un verbe vers un nom commun.
 
Pour bien comprendre, et surtout pouvoir le voir à l'œil dans l'hébreu, il est utile de voir les lettres qui forment le mot de base, ce que l'on appelle le schème en hébreu, la racine.
 
Le schème de Shabbat est שבת. De droite à gauche, on se retrouve avec la lettre Shin (chine) ש (qui se prononce "she/che" si la lettre a un point en haut à droite, ou "se/ce" si le point est en haut à gauche), la lettre Bet (bète) ב (qui se prononce "b" si un point est au centre de la lettre, ou "v" s'il n'y a pas de point au centre), et la lettre Tav (tave) ת qui correspond au "t".

2.2 / 18 :  Traduction et analyse textuelle

Vayi shbot (וַיִּשְׁבֹּת) — Genèse 2.2
  • Traduction: "Et Il s'interrompit" ou "Et Il chôma".
  • Analyse: C'est le verbe à la forme conjuguée (inaccompli inversé → ce qui marque la fin du processus de création). Contrairement à une idée reçue, le sens premier n'est pas "se reposer" (au sens de reprendre des forces), mais cesser une activité. Dieu ne s'arrête pas parce qu'Il est fatigué, mais parce que l'œuvre est terminée.
Shabat (Shavat) (שָׁבַת) — Genèse 2.3
  • Traduction: "Il a cessé".
  • Analyse: C'est la forme verbale simple (Qal). Le texte dit que Dieu a béni le septième jour parce qu'en ce jour, Il a shabat prononcé shavat car la lettre Bet - ב - n'a pas de point au centre. Ici, le verbe devient le fondement du mot Shabbat, qui deviendra dans le temps une institution sacrée.
Shabbaton (שַׁבָּת֧וֹן) — Exode 16.23
  • Traduction: "Cessation complète" ou "Grand repos".
  • Analyse: Le suffixe -on en hébreu sert souvent à intensifier une idée ou à transformer un concept en une catégorie abstraite. C'est un "super-Shabbat" / "jour férié", un moment de déconnexion totale.
Shabbat (שַׁבָּת) — Exode 16.23
  • Traduction: "Shabbat" / "Le Shabbat" (Le repos).
  • Analyse: C'est ici que le verbe devient un nom commun. C'est la première fois dans la Bible, (lors de l'épisode de la manne), que le mot est utilisé pour désigner spécifiquement le jour de la semaine que le peuple doit observer: un jour de sainteté.
Lien entre Shabbat et le chiffre 7 - Sheba שׁבע

Au plan strict, ce sont linguistiquement deux racines distinctes:

  • S-B-T (שׁבת): Cesser, s'arrêter.
  • S-B-A(yin) (שׁבע): Sept, qui donne aussi l'idée de plénitude, ou de complet.

Cependant, dans la pensée hébraïque, il existe souvent des jeux de mots étymologiques (paronomases). Même si les racines sont différentes, leur proximité sonore et structurelle crée un pont sémantique:

  1. Le 7ème jour (Shebi'i) est le jour où l'on cesse (Shabbat).
  2. Le chiffre 7 (Sheba → Sheva) symbolise la complétude, tout comme le verbe Shabat (Shavat) marque l'achèvement d'un cycle.

Dire que "Shabbat" vient directement du mot "Sept" serait une erreur linguistique, mais une "vérité théologique" par le lien. Le texte biblique lie les deux de manière indissociable par le rythme de la semaine.

2.3 / 18 :  L'origine du mot et le repos de Dieu
L'origine du mot Shabbat est purement verbale. Le nom découle de l'action de Dieu.

  1. L'acte: Dieu s'arrête (Shabat).
  2. L'état: Le septième jour devient un état de cessation.
  3. L'institution: L'homme est invité à imiter cet arrêt.
  4. Le lien avec le "repos" est subtil: en hébreu, il existe un autre mot pour le repos physique, Nouakh (d'où vient le nom Noé - Noah). Le Shabbat, c'est le repos par la limitation/cessation: on entre dans un espace en s'arrêtant de transformer le monde (plus d'interaction).

2.4 / 18 :  En résumé
 
Dans les traductions, le mot Shabbat est traduit par repos, mais pas dans le sens se reposer après avoir été fatigué, il s'agit de la cessation d'activité.
 
Le Shabbat, c'est l'entrée de l'homme dans la "non-action" de Dieu. On passe du verbe (l'action de Dieu en Genèse 2) au nom (le rendez-vous hebdomadaire fixé en Exode 16).

Déjudaïsation

3.1 / 18 :  Même si l’église catholique prétend, à tort, être la descendante directe des apôtres, il faut savoir qu’en moins de deux siècles les païens ont récupéré l’Évangile, le christianisme romain naissant d’un côté et le christianisme grec naissant d’un autre, la version romaine ayant eu le plus d’influence dans le temps, christianisme qui a commencé à émerger du mélange de l'enseignements des Apôtres et de leurs religions/coutumes et qui s’est concrétisé en moins de deux autres siècles, donnant naissance, en moins de 4 siècles après Jésus-Christ, à la première religion chrétienne non juive devenant quasi mondiale, le catholicisme, et à l’orthodoxie. Cependant, les catholiques affirment le contraire en prétendant avoir suivie scrupuleusement l’enseignement des Apôtres...

3.2 / 18 :  D’une manière générale, tout aura été fait pour dé-judaïser ce qui venait du Jésus-Christ juif et divergeait d'avec leurs coutumes. Une certaine haine du juif et un rejet de ce qu'il représentait basés sur plusieurs choses: Juda, pour commencer, qui a trahit Le Christ, puis Caïphe et ses acolytes, qui ont commandé l’assassina de leur Roi, Yehoshua, demandant à ce que Son sang retombe sur eux et sur leurs enfants, sans oublier le fait que, pour ces païens, il n’était pas bon de ressembler aux juifs et à ce que ce peuple représentait, l'optique étant de couper court avec leurs traditions et coutumes religieuses, mode de vie et habitudes. Pour les païens, le but était de conserver de l’Évangile ce qui pouvait s’adapter à leur religion, sans trop de chamboulement, et de retrancher ce qui leur semblait « trop juif » mais qui n’était en fait que la suite normale du Judaïsme, Jésus étant Lui même juif et n’ayant jamais prétendu autre chose qu’à ça.
 
Je voudrai corriger mon erreur au sujet de Constantin: cet empereur romain n'a en fait pas imposé le christianisme, mais le légalisa. En 313, en co-signant l'édit de Milan avec Licinius, Constantin rend le christianisme légal (Liberté de culte) et lui donne un traitement de faveur le faisant passer de religion persécutée en une institution protégée et privilégiée. C'est l'empereur Théodose Ier qui, en 380, soit plus de 40 ans après la mort de Constantin, en a fait la religion officielle par l'édit de Thessalonique. Cependant, en 321, Constantin décrète le dimanche comme jour de repos obligatoire dans tout l'Empire. Le motif était officiellement lié au "Jour du Soleil" (pour ne pas froisser les païens), favorisant le culte chrétien et permettant de décaler le jour du repos du samedi (Shabbat) au dimanche. Les agriculteurs et éleveurs pouvaient continuer de travailler le dimanche afin de ne pas perdre les récoltes.
 
La légende voudrait que, ce jour étant celui de l’adoration du soleil pour les païens, Constantin aura voulu unifier les traditions religieuses de son empire avec la nouvelle religion en plein effervescence, le christianisme qu’il fallait dé-judaïser, principalement pour les raisons précédemment citées, judaïsme rendu parfait par Le Christ qui, Lui, nous en donna l’exemple.
 
Cela aura officialisé le remplacement du jour du repos de Dieu par le jour de l’adoration du soleil, tout en vouant un culte, souvent sans le savoir, à d’autres qu’à Dieu, YHWH, Élohim, Celui Qui Est Le Seul et Unique Dieu.

3.3 / 18 :  Aujourd’hui encore, l’homme est toujours sous l’effet de cette loi, qui s'est affirmée dans le temps, la loi du dimanche, devenant loi d'état en France au début du 20ème siècle.

Concile de Laodicée

3.4 / 18 :  Le Concile de Laodicée (vers 363-364 après Jésus-Christ) est un moment charnière dans l'histoire du Shabbat. C'est à ce moment-là que la pratique du repos dominical, (qui signifie jour Du Seigneur et que la tradition a fait passer du samedi au dimanche), passe d'une simple coutume religieuse à une obligation ecclésiastique formelle, avec une interdiction stricte de suivre les coutumes juives.

3.5 / 18 :  Canon 29: L'interdiction de "judaïser"
Le Canon 29 du Concile de Laodicée est plutôt explicite en ce qui concerne la "dé-judaïsation". La traduction du texte original grec est très directe:
 
« Les chrétiens ne doivent pas judaïser et se reposer le samedi, mais ils doivent travailler ce jour-là ; ils doivent honorer le jour du Seigneur [le dimanche] et, si possible, se reposer ce jour-là en tant que chrétiens. Cependant, si l'on en trouve qui judaïsent, qu'ils soient anathèmes [excommuniés / maudits] du Christ. »
 
- Là, il ne s'agissait pas d'être confronter à entre renier Le Christ ou être jeté dans l'arène pour y mourir, mais bien d'être rejeté par l'église et, officiellement, Du Christ, ce qui, avec le peu de connaissance théologique de l'époque, ne pouvait qu'amener les gens du commun à vouloir rejeter le Shabbat -.

Raisons de ce décret:
  1. Distinguer les identités: À cette époque, de nombreux chrétiens (surtout en Orient) continuaient de respecter certaines pratiques juives, comme le repos du Shabbat, le samedi. Le clergé voulait une séparation nette entre les deux religions.
  2. Harmonisation avec l'Empire: Constantin avait déjà fait du dimanche un jour de repos civil en 321. Le Concile de Laodicée vient apporter la sanction religieuse à la loi politique.
  3. Lutte contre les "Judaïsants": L'Église craignait que l'influence des rites juifs ne dilue le message chrétien. En déclarant "anathème" ceux qui se reposent le samedi, elle fait du repos dominical un test de fidélité.
Autres références qui indiquent que le samedi était activement combattu au profit du dimanche:
  1. Le Concile de Nicée (325): Bien qu'il traite principalement de la nature du Christ, il règle aussi la question de la date de Pâques. Constantin et les évêques refusent que Pâques soit célébrée en même temps que la Pâque juive, imposant que ce soit toujours un dimanche. C'est un pas de plus vers la "domination" du dimanche dans le calendrier.
  2. Eusèbe de Césarée (vers 330): Historien et proche de Constantin, il écrit dans son Commentaire sur les Psaumes: « Tout ce qui devait être fait le Sabbat, nous l'avons transféré au jour du Seigneur ». C'est l'une des premières fois où l'on utilise explicitement le concept de transfert d'autorité du samedi au dimanche.
Synthèse chronologique:
  1. Avant 313: Célébration volontaire du dimanche (pour ceux qui choisirent ce jour pour le culte), mais travail obligatoire (le dimanche était un jour ouvré romain).
  2. 321 (Constantin): Le dimanche devient légalement un jour férié civil.
  3. 365 (Laodicée): Le repos du samedi est interdit religieusement et le repos du dimanche devient une obligation canonique.
  4. C'est donc à Laodicée que les "scellés" finaux ont été posés sur cette transition. On passe du choix spirituel de certains à une règle de loi religieuse stricte.

Le jour « dominical »

3.6 / 18 :  Le mot « dominical » tire directement son origine du latin chrétien. C'est un dérivé qui a suivi l'évolution de la désignation du dimanche dans la langue de l'Église.

  1. L'étymologie latine
    • Le mot provient de l'adjectif latin « dominicalis », lui-même dérivé de « dominicus ».
    • Ce dernier est formé sur le nom « dominus », qui signifie « maître » ou « seigneur ».
  2. Lien avec le dimanche
    À l'origine, les Romains appelaient le dimanche le dies solis (« jour du soleil »). Les premiers chrétiens de Rome, pour marquer leur différence et honorer la résurrection du Christ, ont commencé à l'appeler le « dies dominicus », c'est-à-dire le « jour du Seigneur ».
     
    C'est cette expression qui a donné:
    • En latin: Dominica (sous-entendu dies).
    • En français: Dimanche (évolution phonétique de dies dominicus).
    • L'adjectif: Dominical (qui appartient au Seigneur ou au dimanche).
  3. Usages et dérivés
    L'adjectif est resté très présent dans le vocabulaire religieux et civil pour désigner ce qui est relatif au dimanche:
    • L'Oraison dominicale: C'est le nom formel de la prière « Notre Père » (la prière du Seigneur).
    • Le repos dominical: Le droit ou l'obligation de ne pas travailler le dimanche.
    • La messe dominicale: La célébration principale de la semaine.
  4. On retrouve cette racine dans presque toutes les langues romanes: domingo en espagnol et en portugais, domenica en italien. En revanche, les langues germaniques ont gardé l'ancienne racine "Solaire": Sunday en anglais ou Sonntag en allemand (jour du soleil).

Association "Dominical / Dimanche"

3.7 / 18 :  L'association ne vient pas d'un décret, mais d'une substitution linguistique progressive.

  • Le terme grec d'origine: Les premiers écrits chrétiens (en grec) n'utilisent pas "dimanche", mais l'expression "Kyriaké hēmera" (Jour Seigneurial)
  • La bascule en latin: Vers le IIe siècle, les chrétiens d'Occident traduisent cela par "Dies Dominica"
  • L'évolution vers le français:
    1. Dies Dominica.
    2. Didomenica (bas latin).
    3. Diébenche (ancien français).
    4. Dimanche.
  • Preuve linguistique: Le mot "Dimanche" contient littéralement la racine Dominus. Contrairement à l'anglais (Sunday) ou à l'allemand (Sonntag), qui ont gardé l'appellation païenne "Jour du Soleil", les langues romanes ont intégré la théologie chrétienne directement dans le nom du jour.

Les Apôtres et premiers disciples

4.1 / 18 :  Les hommes, pour justifier l'abolition du Shabbat, déclarent que les premiers chrétiens se réunissaient le premier jour de la semaine pour rompre le pain, mais ce n'est pas ce que semble dire le texte, du moins, pas en tant que rassemblement systématique ou en tant que culte, en ce qui concerne Le Nouveau Testament.

La Bible

4.2 / 18 :  Quotidiennement dans les Actes
En Actes 2.46-47, il est écrit qu’ils rompaient le pain dans les maisons CHAQUE jour.

4.3 / 18 :  Un premier jour dans les Actes
Ensuite, il y a ce jour, qui n’est pas indiqué comme une réunion habituelle du premier jour mais comme un jour où Paul enseignait, à un moment donné: « Le premier jour de la semaine, nous étions réunis pour rompre le pain... ...un jeune homme nommé Eutychus... ...tomba du troisième étage... ...fut relevé mort. Mais Paul... ...le prit dans ses bras... Quand il fut remonté, il rompit le pain et mangea... Le jeune homme fut ramené vivant, et ce fut le sujet d’une grande consolation. ».

4.4 / 18 :  Ce jour, où Paul instruisait, l’accent n’est pas mit sur le jour en lui même, ou sur le fait de rompre le pain, mais sur le fait qu’il ramena à la vie ce jeune homme, Eutychus qui tomba par la fenêtre, l’action Du Saint Esprit accompagnant l’acte de foi d’un homme ayant autorité pour exercer un tel miracle. C’est après l’avoir relevé qu’il rompit le pain, pendant que Le Saint Esprit était à l’œuvre, sans douter de quoi que ce soit, Le laissant agir.
 
- L’expression « rompre le pain » peut désigner un repas partagé. Beaucoup d’expressions venant de La Bible, « rompre le pain » dans de telles circonstances se dirait aujourd’hui « casser la croute », même si cela peut aussi, selon le contexte, inclure une dimension spirituelle ou commémorative -.

4.5 / 18 :  D'une manière générale, tout laisse à penser qu'ils étaient réunis pour casser la croûte et que c’est une fois que ce jeune soit tombé que Paul rompt le pain, pour rendre grâce, l’action de grâce étant à chaque fois que vous en mangerez a déclaré Le Seigneur, donc à chaque fois que tu casses la croûte, à chaque fois que tu célèbres la résurrection, à chaque fois que tu partages la fraction du pain et la lecture de La Bible... mais à chaque fois que vous en mangerez c’est aussi dans le sens à chaque fois que vous fêterez la Pâque, ce qui peut aussi être à chaque fois que vous ferez cela en mémoire de moi, à chaque repas, à chaque période définie...tant que cela ne devient pas un acte automatique et stérile.

4.6 / 18 :  Les Corinthiens
Plus loin, il y a 1Corinthiens 16.2, où Paul demande que tous mettent de côté des dons le premier jour de la semaine: chaque premier jour de la semaine, chacun de vous, chez lui, qu'il mette à part... Là, on peut le voir de deux façons, mais il ne s’agit pas d'une indication formelle du jour du repos.

  • On peut voir cela comme le 1er jour de la semaine où l’on va mettre de côté sur les jours qui s’annoncent
  • ou comme le 1er jour de la semaine où l’on va prendre sur ce que l'on a gagné la semaine passée pour le donner.
  • Le texte laisse penser sur "ce qui a été accumulé", donc de la semaine passée. Cela peut vouloir dire "donner le 1er jour", mais le fait que chacun soit invité à mettre de côté « chez lui » indique qu’il ne parle pas d’une réunion collective ou d’un culte, mais d’une préparation individuelle, sinon cela aura été "prend ce que tu as mis de côté pour le donner le 1er jour". Dans tous les cas, même si cela peut appeler à se réunir le 1er jour, il n'y a pas de lien direct avec le Shabbat.

4.7 / 18 :  Ainsi, ces versets ont permis d'appuyer le détachement du juif, amenant l’homme à déduire que Jésus-Christ, principalement par l’intermédiaire de Paul, a décalé le jour du repos, remplaçant le Shabbat par le dimanche, mais ce n’est pas vraiment ce que nous dit Le Christ dans l’Évangile, et garder Sa parole est fondamental, sinon cela s'appelle "tricoter", même si effectivement Dieu rend libre et que, je le redis, Dieu ne m'a contraint/obligé à rien...

4.8 / 18 :  Ce que l’on peut considérer par ces versets, c’est que le premier jour les disciples se réunissaient pour mettre en place la semaine, prévoir les dons et faire le planning, tel qu'en entreprise on fait un point, "le brainstorming", où chacun s’exprime selon ce qu’il a en tête afin de prévoir. Pour les disciples, c’est selon ce que Le Saint Esprit leur met en tête, leur met à cœur de faire pour la semaine qui s’annonce. Mais si tu fais ton brainstorming le jour du repos, ce n’est plus le jour du repos, mais un jour où tu vas à l’église puis te lance dans la réflexion des œuvres à faire pour la semaine à venir, ce qui quelque part serait normal puisque le dimanche n’est pas le jour du repos de l’Éternel mais le jour de repos des hommes, le 1er jour, le jour de la résurrection, le jour du repos, lui, étant le 7ème jour (Tu as la tête qui tourne ? C’est normal, pends un doliprane et ça ira mieux 😜). On pourrait aussi en déduire qu'après le Shabbat les disciples restaient assemblés et pouvaient continuer à s'exhorter.
 
En fait, aucun passage ne montre que les apôtres aient institué un nouveau jour de repos remplaçant le Shabbat.

La Didachè et les premiers chrétiens

4.9 / 18 :  La didakè est un document censé contenir l’enseignement des douze Apôtres et qui daterait d'entre la fin du 1er et du 2ème siècle. Ce document ne mentionne pas explicitement le “premier jour de la semaine”, mais parle du “jour du Seigneur”, dont l’identification au dimanche s’est faite progressivement.
 
“Les Pères de l’Église (Irénée de Lyon, Clément d’Alexandrie, Origène) y font référence, ainsi qu’Eusèbe de Césarée comme un document authentique des apôtres. La Didachè faisait partie des Livres du Nouveau Testament dans certaines église locales. Clément d’Alexandrie l’a mise dans le canon des Livres du Nouveau Testament sans douter de ses origines apostoliques.” - cf. foi Orthodoxe

À partir de quand les premiers chrétiens ont-ils suivi le dimanche ?

Si l'on écarte la tradition pour ne garder que les preuves historiques et les sources primaires:

  1. La rupture avec le Shabbat (vers 70-110)
    La destruction du Temple de Jérusalem en 70 est le point de rupture historique. Les chrétiens (d'origine juive ou païenne) cherchent à se différencier du judaïsme rabbinique en pleine réorganisation.
    • Source la plus ancienne: La Didaché, datée de la fin du Ier siècle, demande aux chrétiens de se réunir le "Jour du Seigneur" pour rompre le pain, mais le dimanche n'est pas stipulé.
  2. Le témoignage "extérieur" (an 112)
    C'est certainement la preuve la plus neutre car elle vient d'un païen. Pline le Jeune, gouverneur romain, écrit à l'empereur Trajan pour l'informer sur les chrétiens qu'il interroge:
    • « Ils ont l'habitude de se réunir à un jour fixe avant le lever du soleil et de chanter entre eux un hymne au Christ comme à un dieu. »
    • « Historiquement, ce "jour fixe" est identifié comme le dimanche, jour de la résurrection dans leur dogme. »
  3. La justification de Justin Martyr (an 155)
    Justin, un philosophe converti, écrit à l'Empereur pour expliquer ce que font les chrétiens. C'est ici que l'association du premier jour de la création et de la résurrection est actée:
    1. Il appelle ce jour "Jour du Soleil" (pour être compris des Romains).
    2. Il explique que c'est ce jour-là qu'ils se réunissent.
Pourquoi le dimanche et pas le samedi ?

Historiquement, trois facteurs ont poussé ce choix:

  1. La théologie de la "Nouvelle Création": Le samedi est le repos de la vieille création (Genèse). Le dimanche (8ème jour) est vu comme le début d'une nouvelle ère avec la résurrection.
  2. Antijudaïsme politique: Après les révoltes juives contre Rome (66-70 et 132-135), être confondu avec les Juifs était dangereux. Se réunir le dimanche plutôt que le samedi était une mesure de sécurité et de distinction sociale.
  3. Le culte solaire: Dans l'Empire romain, le culte du soleil devenait dominant. Adopter le jour du soleil facilitait l'intégration des païens convertis.
Synthèse chronologique:
  • 30-60: Les premiers disciples (judéo-chrétiens) continuent de fréquenter le Temple et de vivre selon le rythme juif, tout en se réunissant également entre eux.
  • 70-150: Le dimanche commence à devenir le jour de réunion pour beaucoup d'églises (Antioche, Rome, Alexandrie).
  • 321: Constantin officialise ce qui est déjà une pratique majoritaire depuis deux siècles.

Cette chronologie exclu le plus possible ce qui est de l'ordre des traditions dites catholiques. Maintenant, il est simple de comprendre que ce changement progressif émane de l'homme, selon un mélange de conformité aux cultures et de recherche de la tranquillité, pour ne pas être persécuté comme juif. On comprend aussi l'attachement au fait que ce soit le jour attestant la résurrection Du Christ qui fût progressivement choisi, jour de l'attestation car tout laisse à croire que la résurrection ait eu lieu la veille...

Une stratégie de survie et d'identité...

5.1 / 18 :  Le passage du samedi au dimanche est plus une stratégie de survie et d'identité qu'une révélation nouvelle/réformatrice. Même si le lien avec le jour d'après est louable, le jour de la nouvelle vie, les causes premières n'étaient avant tout pas religieuses mais sociopolitiques, une forme de vivre libre sans pour autant renier Le Christ.

5.2 / 18 :  La "Damnatio Memoriae" du judaïsme
 
Après la révolte de Bar Kokhba (132-135), l'empereur Hadrien a lourdement réprimé les coutumes juives (circoncision, Shabbat). Pour les chrétiens d'origine païenne, qui étaient de plus en plus nombreux, continuer à observer le samedi était un risque politique majeur. Se détacher du Shabbat, c'était dire à l'administration romaine: « Nous ne sommes pas des rebelles juifs, nous sommes autre chose. »

5.3 / 18 :  L'alignement sur le rythme urbain romain
 
Dans l'Empire romain, le temps n'était pas structuré par une semaine avec un jour de repos, mais par des cycles de marchés (les nundinae) et des jours fastes/néfastes.
 
Le dimanche était déjà le "Jour du Soleil", un jour de plus en plus prestigieux pour les païens sous l'influence des cultes orientaux (Mithra, Sol Invictus). En choisissant ce jour, les chrétiens s'inséraient dans une dynamique sociale déjà ascendante. Il était plus facile de convaincre un Romain de se réunir le jour du Soleil que de lui imposer un repos le samedi, jour que les Romains moquaient souvent: ils associaient le Shabbat à la paresse juive...

5.4 / 18 :  Le paradoxe de la Didaché
 
La Didaché parle de "Jour Seigneurial" sans nommer le jour de la semaine. On peut donc considérer que pour les auteurs de l'époque, le nom/numéro du jour importait moins que l'événement en lui-même.

  • Le passage au latin Dies Dominica a servi de "pont": il a permis de garder la structure de la semaine romaine tout en y injectant un sens nouveau.
  • C'est une colonisation linguistique: on ne change pas le calendrier (car trop complexe), on renomme les cases.

5.5 / 18 :  Un changement "organique"
Le changement du Shabbat vers le dimanche aura été ascendant (de la base vers le sommet):

  1. Ier-IIe siècle: Pratique sociale clandestine pour se différencier et éviter les persécutions.
  2. IIIe siècle: Consolidation coutumière (on s'habitue à ce rythme).
  3. IVe siècle: Récupération politique par Constantin qui transforme une habitude communautaire en outil de cohésion impériale.

5.6 / 18 :  La Nouvelle Création
 
Il est important de souligner que l'aspect "Nouvelle Création" n'est intervenu que plus tard, une justification théologique a posteriori pour expliquer pourquoi on ne faisait plus comme les ancêtres...mais ce n'est ni théologique ni apostolique.

A quoi devrait servir le Shabbat en tant que jour de repos ?

6.1 / 18 :  Le shabbat, en tant que jour de repos, doit être un temps de coupure d’avec l’avant et l’après, une totale déconnexion de la vie quotidienne. C’est un jour pendant lequel on ne se préoccupe pas de ce que l’on pourrait ne pas avoir pu accomplir ou terminer pendant la semaine qui vient de se passer, un jour pendant lequel on ne se projette pas non plus sur ce que sera la semaine suivante et la continuité avec la semaine précédente.

6.2 / 18 :  Ce jour doit être un jour de relâchement total et de joie en famille, pas quelque chose de morose où chacun trouve le temps long à regarder sa montre en espérant que le temps passera suffisamment vite pour reprendre le cours de la vie "normale". Cela ne doit pas être une journée morte à attendre que cela passe, les parents d’un côté et les enfants d'un autre, mais un temps de recentrement et de ressourcement.

6.3 / 18 :  La réjouissance du Shabbat ce n’est pas faire la fête en soit, mais être dans la joie Du Seigneur et se réjouir au sein de la famille, en coupant avec le reste, un réel temps de repos et de partages.

6.4 / 18 :  Les traditions rabbiniques restent quelques chose à part et sont à exclure.

Ce jour est l’occasion de quoi ?

6.5 / 18 :  Jour de repos de l’Éternel, ce jour doit être un jour de paix et de réjouissances, se réjouir de tout ce Dieu à fait, mais aussi un jour d’instructions et de rappels. C’est l’occasion de se rappeler de ce que Le Seigneur a fait depuis le commencement, tant dans l’histoire des hommes, d’Israël, de l’église, que dans l’histoire de la famille. Le Shabbat est un jour privilégié pour partager sur Dieu avec ses enfants, mais aussi avec ceux que tu peux inviter pour l’occasion.
 
Bien que normalement quotidienne pour toute personne attachée à Dieu, une véritable nourriture spirituelle, lire La Bible en famille ce jour est très bon.

6.6 / 18 :  Et bien que ce jour puisse effectivement être aussi mit à contribution pour se réunir entre disciples de Jésus-Christ, tel que manger en plein air et partager bibliquement parlant, ce jour est avant tout un jour où l'on est censé rester chez soit et où l'on s’abstient de ce que l’on fait habituellement les autres jours, c’est à dire ne pas travailler, ne pas faire de choses pour un quelconque intérêt ou gain personnel, pas de bricolage et autres, mais vraiment pour se couper de toutes activités et louer Le Seigneur, c'est le sens même du Shabbat: s'arrêter.

Oui mais quand même...

7 / 18 :  Maintenant, c’est vrai qu’à l’heure d’aujourd’hui, avec ce qu’offre le monde, l’homme a bien des choses à faire le samedi pour ne pas s'arrêter et consacrer ce jour à Dieu, qui plus est, des choses très importantes en soit, telles qu’aller s’enfermer dans un centre commercial pour faire ses courses pour la semaine, tondre sa pelouse, réparer sa voiture, ou encore aller au cinéma voir le dernier Marvel... CE N’EST QUE DE L’HUMOUR, voir du sarcasme, je ne me moque ni ne jette la pierre, je fais juste appel à mon amie, Ironie.

Le Christ et le shabbat

8.1 / 18 :  Mais que dit Le Christ à propos du Shabbat ? Est-ce que Jésus a clairement dit, explicitement, d’une manière certaine, que le Shabbat était annulé, abolie, ou déplacé ? A vrai dire, pas une fois. Cependant, les hypocrites cherchant à L’accuser, L’observaient sans cesse pour voir s’Il ferait une œuvre le jour du Shabbat: « Les scribes et les pharisiens observaient Jésus, pour voir s’Il ferait une guérison le jour du shabbat: c’était afin d’avoir sujet de L’accuser. ».

8.2 / 18 :  Lui, Le Christ, guérit des gens à certains jours de Shabbat. Il ne s’agissait pas de faire un quelconque ouvrage pour en tirer un gain, ou une récolte, il ne s’agissait pas d’une quelconque œuvre servile, mais c’était à chaque fois l’occasion de manifester l’œuvre de Dieu, de guérir quelqu’un de sa maladie ou de son infirmité, et d’en amener d’autres à croire parmi les témoins: il s’agissait de faire le bien pour l'œuvre de Dieu. D’ailleurs, Ses paroles furent à chaque fois les mêmes: « Est-il permis, le jour du Shabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? ou encore quelque chose de l’ordre, en réponse aux accusations, l’homme peut-il cueillir de quoi s’alimenter lorsqu’il est en chemin vers une destination (ce qui en reviendrait à acheter un sandwich sur le chemin emprunté ce jour pour ce rendre à un endroit où aller prêcher...) , pour, à la finalité, déclarer qu’il était effectivement possible de faire le bien et de guérir une personne les jours de Shabbat, et même de s’alimenter tout en se déplaçant pour l’œuvre de Dieu: « Il est donc permis de faire du bien les jours de shabbat. ».

8.3 / 18 :  Cependant, jamais Le Christ n’a déclaré que le Shabbat était annulé/abolie, ni même déplacé (et je comprends le principe du jour en tant représentation et non de date fixe...), mais que le fils de l’homme, que l’on peut appliquer à l’homme d’une manière générale dans ce contexte, était maître du Shabbat et que le Shabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le Shabbat (ce qui pointe une autre chose, pour ceux qui prétendent que le Shabbat date d'avant La Création...), ce qui indique, au travers de Ses exemples, qu’il est possible de faire ces choses quand il s’agit de faire du bien et de témoigner de l’œuvre de Dieu, et non vaquer à une quelconque activité lucrative, et que le Shabbat n’est pas une contrainte religieuse mais un don de Dieu que l'homme est censé garder pour le vivre.
 
Ainsi, contrairement à ce que prétendaient les pharisiens, Jésus-Christ n'a pas violé la Torah, Il n'a fait que dénoncer les abus et les mauvaises interprétations.

8.4 / 18 :  Maintenant, avec la femme surprise en flagrant délit d’adultère, Jésus-Christ démontre qu’il est possible d’interpréter la loi, non pas pour la braver soit même et s'octroyer un droit, mais pour faire le bien, pour agir avec compassion et miséricorde, l'amour de Dieu.

Le jour d'après

9.1 / 18 :  Selon les traductions, lorsque Marie de Magdala se rend au tombeau, cela se passe le matin du premier jour de la semaine, donc après le Shabbat, après le 7ème jour, après le samedi selon notre calendrier.
 
Cependant, il peut être utile de regarder ce que dit réellement le texte grec. Les expressions traduites par “premier jour de la semaine” sont généralement mia sabbatōn (μία σαββάτων). Littéralement, cela signifie “une des shabbats”, ou “premier des shabbats”. Mais dans le contexte juif et biblique, cette expression est un hébraïsme courant qui désigne en réalité le premier jour de la semaine, la semaine étant comptée à partir du Shabbat: dimanche = le 1er du Shabbat ou à partir du Shabbat.

9.2 / 18 :  Puisque Jésus Est ressuscité, et que le tombeau est constaté vide le matin du premier jour de la semaine, certains pourraient être tentés de voir dans ce jour un nouveau jour sacré.
 
Mais il faut être très précis: le texte ne dit jamais que Jésus est ressuscité à ce moment précis. Il dit simplement que le tombeau est déjà vide lorsque les femmes arrivent.
 
Cela laisse une fenêtre de temps comprise entre la fin de journée du Shabbat et l’aube du premier jour. La résurrection a donc eu lieu après le Shabbat, ou peut de temps avant avant la fin, mais sans que le moment exact ne soit précisé par le texte. Ce moment peut aussi bien se situer à la fin du Shabbat (le samedi alors qu'il fait encore jour), qu’au début de la nuit (à la tombée de la nuit du samedi qui marque le début du jour suivant selon le calendrier juif).
 
Ainsi, vouloir faire de ce “premier jour” un nouveau Shabbat sur la base de cette seule expression revient à aller au-delà de ce que dit le texte.

9.3 / 18 :  En considérant que le premier jour de la semaine est celui où le tombeau est trouvé vide, on pourrait effectivement vouloir lui attribuer une importance particulière, ce qui est compréhensible.
 
Mais le problème reste le même: ni Jésus, ni les Apôtres ne donnent le moindre commandement indiquant que le Shabbat aurait été déplacé, et rien ne précise exactement le moment de la résurrection Du Christ qui aurait plutôt eu lieu le samedi, ce qui est un autre sujet.
 
Le texte rapporte un événement, mais il n’établit aucune prescription. Il n’y a ni institution d’un nouveau jour, ni transfert explicite du jour de repos du septième au premier.

9.4 / 18 :  Il est compréhensible de vouloir donner une importance particulière au jour de la résurrection. C’est le jour de la victoire sur la mort, le jour de la vie retrouvée, et il n’y a rien de mauvais à vouloir s’en souvenir ou l’honorer, mais faire de ce jour un nouveau Shabbat ne repose pas sur une base textuelle claire. Le texte souligne un fait - la résurrection est constatée le 1er jour - mais il ne transforme pas ce jour en commandement.

9.5 / 18 :  Parenthèse
- Un autre fait important, est ce que laisse penser le texte grec, et principalement Marc 16.2: Les femmes viennent très trop le matin du 1er jour "des semaines". Que ce soit le 1er jour de la semaine, tel que le laisse penser Matthieu 28.1, cela ne fait aucun doute, mais cela semble aussi correspondre au matin du premier jour de la suite de 7 semaines qui précèdent la Pentecôte: le 1er jour "des semaines" qui est le commencement du décompte de la Pentecôte, un argument à prendre en compte, non pas pour le jour du repos en lui même mais, pour le jour de l'offrande de la gerbe, les prémices, ce qui, dans ce sens, règle un autre problème, en dehors du sujet de cet article mais que je tenais à préciser. -

9.6 / 18 :  Daniel 7.25
Pour en revenir Au Christ et à Son œuvre, il peut être important de se rappeler la prophétie de Daniel, qui dit que l’antichrist cherchera à changer la loi et les temps, ce que Le Christ n’a jamais fait ni enseigné.

9.7 / 18 :  De plus, si le Shabbat avait été aboli ou déplacé, pourquoi Jésus aurait-Il dit « Priez pour que votre fuite n’arrive pas en hiver, ni un jour de shabbat ». Bien sûr, il est simple de comprendre que, si dans ce sens, Shabbat n'est qu'entité et non date fixe, cela ne préciserait pas le jour en lui même comme tel. Donc, parle-t-Il d’un jour précis, toujours identifiable comme le Shabbat, ou d’un principe abstrait de repos, peu importe la place qu’il aura pris dans la semaine ?
 
Quoi qu’il en soit, cette parole indique que le Shabbat reste une réalité identifiable dans le futur, au moment des événements de la fin, et aucun passage ne donne d’instruction aux disciples de sanctifier le dimanche à la place du Shabbat.

Paul et le shabbat

10.1 / 18 :  Paul enseignait les jours de Shabbat. Bien sûr, il est facile de comprendre que, si le Shabbat avait été abolie, il aurait toujours enseigné ce jour pour toucher les juifs car c’est ce jour qu’ils étaient le plus accessibles, mais le problème c’est qu’il n’enseignait pas ainsi que chez les juifs, mais partout où il allait. C’est donc que ce jour avait son importance pour lui, et si il avait été changé, il n’aurait pas donné dès le départ un mauvais enseignement, vue la difficulté que l’homme a pour quitter ce qui est ancré dans ses traditions. Maintenant, si Paul avait abolie quoi que ce soit en allant à l’encontre de l’enseignement Du Christ, il devrait être anathème, tel qu’il le dit lui même, car se sont les paroles du Christ qui font foi. Maintenant, il déclare ne pas avoir reçu l’Évangile de par un homme, et, de la même façon, Le Seigneur, qui m'a remplie de Sa parole sans que je ne Le cherche, ne m’a jamais poussé à respecter un jour quelconque, mais c’est un autre sujet...
 
Voyons donc ce que Paul dit en ce qui concerne les jours, les dates, et donc le Shabbat.

Les épîtres de Paul: liberté ou abolition ?

10.2 / 18 :  Certains passages des épîtres de Paul sont souvent utilisés pour affirmer que le Shabbat aurait été aboli ou rendu facultatif. Mais une lecture attentive montre que Paul ne parle pas d’abolition, mais de liberté de conscience, dans un contexte bien précis.

10.3 / 18 :  Romains 14: une question de conscience personnelle
 
Dans Romains 14.5-6, Paul écrit que certains estiment un jour plus qu’un autre, tandis que d’autres les estiment tous égaux.
 
Ce passage ne parle pas explicitement du Shabbat, mais de différends entre croyants sur l’observation de certains jours. Le contexte global du chapitre concerne les tensions entre croyants d’origine juive et païenne, notamment sur les pratiques alimentaires et certaines observances.
 
Paul n’abolit pas les jours, il dit: « que chacun soit pleinement convaincu dans son esprit. ».
 
Il appelle à ne pas juger, et à ne pas imposer sa conviction à l’autre.
 
Ainsi, ce texte n’établit ni la suppression du Shabbat, ni son remplacement par un autre jour, mais une règle de cœxistence entre croyants.

10.4 / 18 :  Colossiens 2: l’ombre et la réalité
 
Dans Colossiens 2.16-17, Paul déclare « Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d’une fête, d’une nouvelle lune, ou des shabbats: c’est (souvent traduit par c'était) l’ombre des choses à venir, mais la réalité est en Christ. »
 
Ce passage est souvent interprété comme une abolition du Shabbat. Pourtant, Paul ne dit pas de ne plus observer ces choses, mais de ne pas se laisser juger à leur sujet.
 
Le problème ici n’est pas l’observance, mais le jugement et les pressions religieuses. Le terme “ombre” ne signifie pas “inutile”, mais une réalité qui annonce quelque chose de plus grand.
 
Ainsi, le texte ne supprime pas le Shabbat, mais le replace dans une compréhension plus profonde, centrée sur Le Christ.

10.5 / 18 :  Galates 4: retour en arrière ou mauvaise compréhension ?
 
Dans Galates 4.9-11, Paul reproche aux Galates « Vous observez les jours, les mois, les temps et les années… ».
 
Ce passage peut sembler condamner toute observance de jours. Mais le contexte est fondamental: Paul s’adresse à des croyants d’origine païenne qui retournent à des pratiques religieuses perçues comme nécessaires pour être justifiés. Le problème n’est pas le fait d’observer un jour particulier, mais de croire que cela est nécessaire pour être sauvé: Paul combat ici une dérive légaliste, pas le maintien du jour de repos.

Synthèse

10.6 / 18 :  Que nous disent ces versets ?


Ces trois passages ont un point commun:
  • Aucun ne donne l’instruction d’abandonner le Shabbat.
  • Aucun ne transfère le jour de repos au dimanche.
Ils traitent tous:
  • De liberté de conscience.
  • De cœxistence entre croyants.
  • Du danger du jugement et du légalisme.

Le Christ mon repos

11 / 18 :  Bien sûr que Le Christ Est mon repos, et c'est bien pourquoi j'ai déjà dit que Dieu ne m'a contraint à rien, Il ne m'a jamais demandé de suivre un jour spécifique. Mais ce n'est pas là le sujet, le sujet étant ce que dit le texte, puisque l'homme le fait parler. La suite viendra après...

L’adoption

12.1 / 18 :  Image
 
Admettons que tu sois quelqu’un de bien qui vive dans une société où tout va bien, avec un niveau de vie correct, offrant stabilité et équilibre à tes enfants. Tu décides d’adopter des enfants qui viennent d’un pays en guerre, ou du tiers monde, des enfants qui n’ont pas connus l’amour, ne mangent pas à leur faim et n’ont connu ni l’éducation ni la culture que tu as à leur offrir. Toi, tu leur apportes tout ce qu’il leur faut comme éducation, confort, équilibre, amour, nourriture et même connaissance de Dieu. Si les enfants que tu adoptes s’insèrent dans ta famille, reçoivent l’amour que toi et les tiens leur donnez, ainsi que tout l’équilibre et la stabilité qui vont avec, tu es content. Mais s’il y en a un qui n’a pas oublié d’où il vient et veut à tout prix importer ses coutumes, ses traditions, ses statues, la violence, le manque d’amour, de compassion, le manque d’hygiène, le manque de respect, veut à tout prix manger du chien et du rat (à la sauce piquante pour le premier et à la crème fraîche pour le caniche (c’est de l’humour, quoi que... 😜)) et ne se tient en rien aux règles élémentaires de ta famille, à l’image de la société dans laquelle tu vis avec les tiens, perturbant les autres adoptés et peut être même aussi tes enfants naturels: tu ferais tout ton possible pour lui faire comprendre qu’il fait fausse route, tu lui donnerais certainement même plus d’attention qu’aux autres pour qu’il comprenne. Mais à la fin, s’il n’y avait rien à faire, tu ferais quoi ? Laisserais-tu toute ta famille être perturbée, au risque que tous abandonnent l’amour, deviennent violent et mange du rat bouille et du caniche en brochette au petit déjeuné, ou est ce que tu ne le renverrais pas dans son pays d’origine, quitte à ce qu’il soit à nouveau maltraité, lui qui n’a pu se changer malgré tous tes efforts ?

12.2 / 18 :  C'est ce que Dieu a décider de faire initialement, adopter de toutes nations tous ceux qui viendraient à Lui pour les inclure à Israël. Est-ce que cela demande à l'homme de devoir adopter des choses que Dieu ne lui a pas mis à cœur, ou que Dieu l'a rendu capable mais qu'il refuse de comprendre juste parce que cela fait juif ? Je pense que cela appartient à chacun.

12.3 / 18 :  Et là où les rabbins continuent de rejeter Le Christ, est ce que les chrétiens ne seraient pas dans une forme de déni du même ordre ? Ce n'est qu'une simple question.

Le légalisme

13.1 / 18 :  Les juifs, conduits par des hommes légalistes, suivant les lois de Moïse, non pas par amour mais par traditions, comme pour gagner des bons points, croyant y trouver la justification pour le salut, étaient pris dans un processus de faire et ne pas faire en ajoutant des commandements sous forme de traditions ; concernant le Shabbat, le plus souvent des interdictions, des choses soit compliquées, soit ridicules. Il est donc compréhensible, lorsque l'on voit ces interdictions, que l'homme puisse faire l'amalgame entre rejeter les traditions qui se rapporte au Shabbat et rejeter le Shabbat en lui même.

13.2 / 18 :  On peut bien sûr comprendre qu'à l'origine, pour les prêtres, les pharisiens et saducéens (puis rabbins d'aujourd'hui), il s'agissait d'une bonne intention pour conduire le peuple, faire en sorte que l'homme ne se mette pas en situation de péché, et pour cela ajouter toute une suite de règles pour prévenir le risque de se retrouver en porte-à-faux vis-à-vis de la loi, en position de pécheur. Ce sont les traditions que Le Seigneur a dénoncé, en reprochant aux rabbins de l'époque de déposer sur le dos des hommes un fardeau qu'ils ne remuaient pas du bout des doigts. Ce n'est pas le Shabbat qu'Il aura voulu annuler, mais pointer ce qui n'allait pas autour de ce jour. Aujourd'hui encore, ils sont sous ces fardeaux.

Exemples de traditions stupides du Shabbat à l'heure d'aujourd'hui

  • Il est interdit d'allumer ou d'éteindre tout ce qui utilise l’électricité, y compris les lumières, la radio, la télévision, l’ordinateur, le téléphone, les climatiseurs, les réveils, ouvrir un réfrigérateur qui a une lumière...
    • On comprend que pour une cessation d'activité et un recentrement sur Dieu, la radio, la télévision, l’ordinateur, le smartphone peuvent être à proscrire du fait de perturber. Tout ce qui d'une manière générale peut être source de distraction, dans le sens utiliser son temps à perte plutôt que d'être tourné vers Dieu, n'est pas bon pour celui qui veut consacrer ce jour tel que Dieu l'a prescrit. Mais considérer qu'allumer une lumière ou ouvrir un réfrigérateur qui possède un éclairage est de l'ordre de l'œuvre servile est du légalisme à l'état pure. Et dans tous les cas, c'est au cœur que Dieu regarde...
  • Les lumières nécessaires pendant Shabbat sont allumées avant Shabbat. Des minuteries automatiques peuvent être utilisées pour les lumières et certains appareils, dès lors qu’elles auront été réglées avant Shabbat. Le réfrigérateur peut être utilisé, mais il faut s'assurer que son utilisation n’engendre aucune des activités interdites le Shabbat. Ainsi, la lumière du réfrigérateur doit être déconnectée avant Shabbat en dévissant légèrement l’ampoule, et un congélateur dont le ventilateur s’active lorsque la porte est ouverte ne peut pas être ouvert.
  • Les types d'objets suivant ne doivent pas être déplacés
    1. Des objets qui n’ont pas d’usage désigné, par exemple: des pierres, des plantes, des fleurs dans un vase, des aliments crus (non comestibles dans leur état actuel, tels que des haricots) ; un objet qui s’est brisé et qui n’est plus utile, comme un bol cassé, un bouton qui tombe.
    2. Les objets précieux ou ceux qui ne seraient utilisés que pour leur tâche désignée, de peur de les endommager, par exemple: des articles coûteux, tels qu’un appareil photo, ou des bibelots de cristal ; des instruments professionnels, tels qu’un scalpel, du câblage électrique ; des documents importants, comme un passeport ou un certificat de naissance.
    3. Des objets interdits d’utilisation en raison d’une interdiction de la Torah, par exemple : de la nourriture non casher, du levain pendant Pessa’h ; cela inclut également des objets utilisés pour une mitsva (loi/commandement), tels que le sekhakh (toiture de feuillage) tombé d’une soukka.
    4. Un objet dont l’utilisation principale est une activité interdite le Shabbat, par exemple: un marteau, une agrafeuse, un stylo. Cependant, il est autorisé de déplacer ces objets si : a) ils sont nécessaires pour une activité autorisée le Shabbat et que rien d’autre ne peut accomplir cette tâche, par exemple un marteau pour ouvrir une noix de coco ou un annuaire téléphonique comme siège d’appoint ou, b) l’endroit occupé par l’objet est requis, par exemple, si un stylo est sur une chaise sur laquelle quelqu'un veut s'asseoir.
    • Il s'agit vraiment de prendre les gens pour des personnes non matures, incapables de discernement voire irresponsables, sans vouloir les offenser.

13.3 / 18 :  La liste des choses interdites est plutôt stupéfiante, notamment quand on voit de quoi il s'agit, celle qui m'aura toujours fait rire est le fait de ne pas devoir se gratter la barbe pendant un jour de Shabbat, car cela en reviendrait à se raser, sans parler de cette légende qui dit que les Esséniens n'avait pas le droit de faire leurs besoins pendant ce jour...d'où l'expression "serrer les fesses, y a rien qui presse" (là je crois que ça y est, je vais être excommunié).

13.4 / 18 :  Et bien que différent, on retrouve malheureusement du légalisme chez des personnes qui veulent combiner loi de Moïse et Evangile, parce qu'ils ne sont pas nés de nouveau et pensent trouver la justification dans le suivie minutieux de règles émanant de l'interprétation de la Torah. Et souvent ces personnes finissent par suivre, consciemment ou pas, des principes judaïques, rabbiniques plus exactement.
 
Je comprends le rejet que cela inspire quand on voit toutes ces règles et que l'on se dit que c'est ce qu'il faut faire pour le Shabbat, souvent par manque de connaissance de La Bible, ou par le fait de penser que garder le Shabbat doit être fait selon les prescriptions rabbiniques, ce qui serait une erreur en soit.

13.5 / 18 :  Maintenant, je perçois très bien la volonté et la nécessité de tout stopper ce jour là par pure adoration, mais le légalisme ne sauve pas...

Donc, abolition du Shabbat ?

14.1 / 18 :  Alors, le Shabbat a-t-il été abolie ? Hé bien non, ce n'est pas ce que nous dit le texte.

14.2 / 18 :  Il est clair que l'abolition est quelque chose qui va à l'encontre des paroles Du Christ. Et là l’homme tombe en défaillance lorsqu’il déclare que ce que Dieu a déclaré de perpétuel est abolie à la croix, faisant de Dieu, Du Père Du Fils, mais aussi Du Saint-Esprit qui l'inspirerait, quelqu’un Qui revient sur Ses paroles, ou un réformateur, puisque Jésus-Christ a déclaré que ces choses ne seraient jamais abolies là où l’homme, devenant législateur, déclare qu’à la croix Il les a abolie, le fameux tout accomplie permettant de se détacher de tout... Mais ce qui fût accomplit à la croix, c’est tout ce qui était annoncé de Jésus-Christ dans la loi et les prophètes, c’est ce qu’Il dit après Sa résurrection: « Puis Il leur dit: C’est là ce que Je vous disais lorsque J’étais encore avec vous, qu’il fallait que s’accomplît tout ce qui est écrit de Moi dans la loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les psaumes. ». - Quand Jésus dit tout est accompli sur la croix, Il n’a pas encore accompli Sa mort, ni Sa résurrection, bien que l'on comprenne que c'est avant de mourir qu'il fallait prononcer ces mots -.

14.3 / 18 :  Quand Jésus déclare ne pas être venu abolir la loi, c’est le mot "nomos" qu’Il utilise, selon les Strong, que l’on peut traduire par la loi de Moïse, mais aussi par la Thora, le Pentateuque, qui en soit est un enseignement d’une manière générale, car La Thora donne des exemples et des enseignements en tous genres sur la vie avec Dieu:

  • de la désobéissance à la parole de Dieu et les répercussions que cela entraîne, en commençant par Adam et Eve,
  • à la crainte de L’Éternel qui amène Joseph à ne pas pécher et devenir gouverneur, tout comme les sages femmes qui sont récompensées par Le Seigneur d'avoir craint de faire mourir les bébés juifs mâles,
  • en passant par le doute sur ce qu’annonce Dieu, amenant Abraham a écouter sa femme plutôt que d’attendre la réalisation de la promesse de Dieu, ou encore craindre de mourir et donner sa femme en contrepartie, jusqu’à la foi totale qui l’amène à conduire Isaac sur le mont Morija...

14.4 / 18 :  Donc non, le Shabbat, confirmé par Moïse puis par Le Christ, n'a jamais été abolie d'une manière explicite.

Sola scriptura

15 / 18 :  Comment interpréter Sola scriptura, l'écriture seule, quand l'homme déclare ce que l'Esprit lui fait comprendre, en pointant une doctrine qui va à l'encontre de La Bible, donne une autre révélation, venant changer ce que Dieu a dit, des choses contraires à la volonté Du Seigneur (telles que prier un autre que Lui...) tout en déclarant qu'Il le permet, sans que jamais ni Lui ni l'écriture ne l'attestent ?
 
En laissant libre court à des choses que La Bible ne dit pas, l'homme entre dans le même processus que celui de dire que Dieu laisse sous-entendre que telle ou telle chose à changée parce qu'Il l'a permise à un prophète dans un cas particulier (comme prétendre que le serpent d'airain de Moïse et les chérubins de l'Arche de l'Alliance autorisent les statues), ce qui, progressivement, fait s'effacer les paroles même Du Seigneur...
 
La lettre tue, l'Esprit vivifie, mais l'Esprit n'efface pas l'écriture, Il la fait comprendre. C'est Dieu qui rend libre, et là encore je comprends la pensée de l'homme...

Adventistes, Messianiques et Nazaréens

16.1 / 18 :  Parmi ceux qui croient en Jésus-Christ, Yeshoua Ha-Mashiah, et qui gardent le Shabbat, les trois principales dénominations sont les Nazaréens, les Messianiques et les Adventistes:

Les Nazaréens (Netsarim)

Dans le contexte biblique, ce terme est le plus ancien des trois pour désigner les disciples de Jésus-Christ, les disciples de Yeshoua.

  • Origine biblique: Le terme apparaît dans Actes 24.5, où l'apôtre Paul est accusé d'être le chef de la "secte des Nazaréens". Ce nom vient de Nazareth (ou Netzer en hébreu, signifiant "le rejeton" ou "la branche", en référence à Ésaïe 11.1, le lien avec Nazir peut aussi être fait, sous un certain angle...).
  • Identité: Contrairement aux "Chrétiens" d'Antioche (nommé par les Grecs), les "Nazaréens" était le nom utilisé en terre d'Israël pour désigner les Juifs qui suivaient Jésus tout en restant fidèles à la Torah et au Shabbat.
  • Lien avec le Shabbat: Pour eux, le Shabbat n'a jamais été aboli, car ils s'inscrivaient dans la continuité directe du judaïsme biblique.
Les Messianiques

L'appellation est plus moderne, mais ils revendiquent une légitimité biblique totale. Le mot "messianique" vient de Messie, tout comme "chrétien" vient de Christ. L'adjectif "messianique" désigne donc, à l'origine, tout ce qui se rapporte à l'attente ou à la personne du Messie envoyé par Dieu. Il y a un lien direct de parenté avec le terme chrétien de Actes 11.26, mais ce n'est pas le même mot (Christianos).

  • Origine biblique: Ils s'appuient sur le concept du Messie (Mashiah), concept présent de la Genèse à l'Apocalypse. Leur fondement scripturaire pour le Shabbat se trouve souvent dans Hébreux 4.9: "Il reste donc un repos de shabbat pour le peuple de Dieu".
  • Usage: Ils utilisent ce terme pour rejeter l'étiquette "chrétienne" (souvent perçue comme ayant abandonné les racines juives et le Shabbat au profit du dimanche lors du Concile de Nicée).
  • Lien avec le Shabbat: Ils le voient comme un signe éternel de l'alliance entre Dieu et Son peuple (Exode 31.16-17).
Les Adventistes (du Septième Jour)

Bien que leur dénomination soit issue du "Grand Réveil" aux États-Unis (XIXe siècle), leur doctrine du Shabbat est strictement biblique.

  • Origine biblique: Ils tirent leur nom de deux piliers : l'Avent (le retour de Jésus) et le Shabbat (le septième jour). Leur texte de référence pour le Shabbat est Genèse 2.2-3 (l'institution du repos à la Création) et Exode 20.8 (le 4ème commandement).
  • Identité: Ils se considèrent comme un mouvement de réforme ramenant les chrétiens à l'observance des commandements bibliques originaux.

La relation avec le juif

17.1 / 18 :  Puisque le Shabbat sonne juif, et qui dit juif dans la pensée collective dit légalisme et rejet Du Christ, quoi de mieux pour rejeter ceux qui ont rejeté Le Seigneur que de rejeter leurs traditions, leurs coutumes et leurs lois, donc ce jour ? Surtout quand ils continuent de refuser de reconnaître Le Christ comme leur Roi et Messie.

17.2 / 18 :  Oui, il est important d’avoir un jour pour rendre un culte Au Seigneur, c'est clair, et dans certains cas le samedi n’est pas possible pour certains, mais prétendre, peu importe les raisons, que le jour du repos a été décalé est une ineptie.

17.3 / 18 :  Les juifs ont rejeté Le Christ, les nations ont su le reconnaître, mais Israël reste le peuple descendant d’Abraham, et on sait qu’Israël tournera les yeux vers Celui qu’ils ont percé, et je sais que Dieu choisira une dernière fois Israël. Mais les chrétiens détiennent la vérité en ce qui concerne Le Christ, Le Fils de Dieu, Le Messie, et ils sont censés, non pas sonner comme des pécheurs aux yeux de leur frères juifs, mais bien leur montrer le chemin.

17.4 / 18 :  Ce n’est pas se mettre les juifs à dos qu’il faut, mais bien de leur permettre de comprendre que Le Messie Est bien Jésus-Christ, Yeshoua Ha-Mashiah, et attendre des efforts de leur part pour Le reconnaître sans aller vers eux, tout en rejetant quelque chose qui, à l’origine, vient de Dieu et est déclaré par Lui comme Saint et perpétuel, n’est pas sage mais sujet à renfermement de leur part. Et à ma connaissance, il n'y a rien de mauvais à garder ce jour, si ce n'est le légalisme rabbinique auquel il ne faut pas s'attacher, tout comme il n'est pas mauvais de célébrer la résurrection le dimanche, à moins que deux jours soient de trop (c'est du sarcasme), un pour le repos, se couper de tout, et un pour la louange, crier Son Nom au monde entier (ce que les légalistes des deux côtés ne comprendront pas).

17.5 / 18 :  A l’origine, le but n’était pas de créer deux communautés, les juifs et les chrétiens, en faisant en sorte que les juifs soient scandalisés de voir les païens déclarer que le Shabbat était annulé, creusant ainsi un fossé entre les deux: les juifs se disant que ça ne peut venir de Dieu, car Dieu a déclaré cela perpétuel, les chrétiens déclarant le contraire.
 
Dieu n’est pas désordre, et Le Christ parle de deux troupeaux qui n'en formeront qu'un seul, donc persister dans la séparation n'est pas ce qui est le plus sage.
 
Le but était de retirer le mur de la séparation, certes, en premier lieu au niveau de l'Israël coupé en deux, mais aussi en faisant en sorte que le païen puisse adorer et suivre Dieu selon Ses ordonnances, le païen étant censé ne pas reproduire les mêmes erreurs que ceux qui, par le passé, n’avaient pas comprit l’amour Du Seigneur et le but de la loi, les païens devenant de vrais adorateurs, voir en devenant irréprochables et en donnant envie aux juifs de revenir de leurs mauvaises pratiques et croyances, abandonnant leurs traditions pour recevoir les lois de Dieu dans le cœur, car la loi de Dieu n'est pas la loi de Moïse... Et il ne s'agissait pas d'amener les juifs à renier Le Christ en prétextant, avec raison, que ces choses ne peuvent changer.
 
Mais c’est ce qui se passe, et amène le juif à se replier sur lui même et a exceller dans ce qui est mauvais, ce que Le Christ a dénoncé tout comme Esaïe avant Lui: les traditions humaines. Il ne faut donc pas donner au juif l’occasion de se renfermer dans ses traditions religieuses mais, au contraire, lui permettre de reconnaître, qu’effectivement, Dieu Est à l’œuvre parmi les Disciples de Jésus-Christ qui suivent, sans surplus, les ordonnances que Dieu a donné.

17.6 / 18 :  Et si le juif reste endurcie alors que le chrétien se tient dans la vérité, ce dernier n’aura rien à se reprocher. Et je conçois très bien que ce soit plus qu’irritant (c'est mon cas) que d’entendre des rabbins blasphémer Le Nom de Jésus-Christ, en citant le talmud, par exemple, qui déclare que Le Christ est en enfer car il était coureur de jupons, la folie même, ou encore voir des juifs Le rejeter par l’ignorance dans laquelle ils sont maintenus par ces mêmes rabbins.

17.7 / 18 :  Maintenant, il vaut mieux s’abstenir que de vouloir suivre des préceptes par tradition, te pensant meilleur que les autres que de le faire, tout en croyant à des fables habillement racontées et en allant à l’encontre de ce que tu prétends suivre, et, dans le cas présent, ne pas considérer le Shabbat pour ce qu’il est, ou suivre le Shabbat tout en pratiquant le mensonge, la jalousie, l’idolâtrie et bien d’autres choses encore. Et il peut falloir du temps avant de se mettre en accord avec quelque chose, la rigidité et la stérilité n’amenant à rien, c’est L’Esprit qui vivifie et conduit dans ce qu’il faut.

17.8 / 18 :  Maintenant, il est clair que Dieu ne te demande pas de te laisser pousser les frisettes et, je le répète, Dieu ne m’a obligé à rien.

Pour conclure

18.1 / 18 :  J’ai essayé d’être le plus souple possible, tout en restant dans ce que Dieu prescrit au travers de La Bible et que Jésus-Christ Est venu confirmer: dire que le Shabbat aurait été abolie serait faire dire au texte ce qu'il ne dit pas.

18.2 / 18 :  Je ne dis pas qu'il faut suivre le Shabbat, tout comme je ne dis pas qu'il ne faut pas le suivre, mais j'ai trouvé un temps de sainteté en ce jour, et ce qui en découle. Je sais que né de nouveau n'empêche rien de ce qui vient de Dieu, mais là encore, suivre le Shabbat n'est pas signe d'être né d'en haut de Dieu, tout comme ne pas le suivre n'est pas signe du contraire. Je dis surtout qu'il faut rester droit avec ce que Dieu met à cœur, que changer ce qu'Il fait comprendre n'apporte rien de bon, et que vouloir suivre le Shabbat n'est pas signe de légalisme si ce n'est pas d'une manière rabbinique, tout comme le suivre pour paraitre serait vain.

18.3 / 18 :  Suivre ce jour peut effectivement être compliqué, car la société est réglée de façon à organiser bien des choses ce jour là, par le rejet de la sainte doctrine. Et puisqu'il s'agissait initialement d'un détachement d'avec ceux du peuple d'Israël qui ont rejeté Le Christ, et une façon de ne pas être associé au Juif pour éviter les persécutions, chose passée, le garder ne serait pas erroné mais un retour aux sources, ce que beaucoup font, sans que ce ne soit d'une manière religieuse, tout en allant à l'église le dimanche.

18.4 / 18 :  Concernant le dimanche, il n’y a effectivement rien de mauvais que de vouloir se rassembler ce jour pour louer Le Seigneur, bien que ce jour ne soit pas Biblique, et célébrer Sa résurrection en tant que Fils de Dieu et Messie, Le Christ, mais l’homme qui souhaite s’attacher aux jours devrait considérer que Le Shabbat n’a jamais été ni abolie, ni déplacé, et que c’est le jour de rendez-vous que Dieu lui a fixé pour être en intimité avec Lui, un véritable lien familial entre Dieu et Ses enfants. Et si l’homme est encore trop endurcie pour le comprendre et reste dans une forme d’orgueil qui lui fait s’empêcher de comprendre que ce jour n’est pas que pour les juifs, qui reste le peuple élu de Dieu, une forme de rejet au travers l’image qu’il s'en fait, cela ne doit pas t’empêcher de considérer ce jour comme Saint et le mettre à part, pour être en intimité avec Le Seigneur, Jésus-Christ, Yeshoua ha-Mashiah.

18.5 / 18 :  La conviction doit être selon La Bible et L'Esprit de Dieu, et non selon les traditions des hommes. Ainsi, là où le Shabbat n'a pas été abolie ou déplacé par Dieu, se mettre à part le samedi et louer Le Seigneur le dimanche n'est pas mauvais en soit, tant que l'homme reste propre à l'Évangile et ne va pas à l'encontre de ce que Le Saint-Esprit lui permet de comprendre.

Il est beau de louer l'Eternel, et de célébrer Ton Nom, ô Très-Haut ! D'annoncer le matin Ta bonté, et Ta fidélité pendant les nuits - Psaume 92 - Cantique pour le jour du Shabbat